CUBA

FINALEMENT : CUBA !

Avant toute chose, encore désolé pour le retard qui se fait de plus en plus grand dans la rédaction de ce blog ! Mais voilà, on y est, Cuba est onliiiine !!!

Cuba n’était pas prévu dans notre itinéraire initial. Pour se consoler de ne pas être allé à Hawaii qui faisait parti de notre plan de route, mais annulé en raison d’un volcan sous ritaline (hyperactif quoi !), on s’est dit qu’on pourrait faire un saut sur l’île du Che. Bon ok, c’est pas tout à fait la même chose, mais ça devrait être sympa quand même 🙂

Si vous avez attentivement lu l’article précédent, vous vous souvenez qu’il se terminait par un stress : nous avons pris connaissance la veille au soir du décollage qu’il faut une « Carte de tourisme », indispensable pour mettre le pied sur le sol cubain. Finalement, on a pu l’acheter (sans surcout) juste avant d’enregistrer nos bagages à l’aéroport de Cancun. Sésame in ze pocket !

 

 



LA HAVANE

Après 1h30 de vol, l’avion atterrit à la Havane le 17 octobre 2018, jour d’anniversaire de Claudia. Nous passons le poste de contrôle de douane de l’aéroport, et la 1ere impression a été : Y’a que de beaux gens ici ! Claudia louche sur la douanier qui tamponne nos passeports et qui ressemble a Ricki Martin en plus grand et barraqué, et moi j’espère me faire fouiller par la douanière, mais c’est la GoPro de Luca qui attire son attention.

Avant de sortir de l’aéroport, on trouve un distributeur pour retirer quelques CUC (Cuban Peso Convertibles). Avant d’aller plus loin, petit point à propos de la monnaie cubaine.

La monnaie historique à Cuba est le CUP (Cuban Peso). Il est utilisé au quotidien dans tout le pays. 25 CUP = 1 dollar (1 euro).  Il y a quelques années, une nouvelle monnaie est apparue : le CUC. 1 CUC = 1 dollar (1 euro). Le CUC a été introduit il y a plusieurs années, afin de contrer l’arrivée massive des dollars américains. Il existe donc bel et bien 2 monnaies circulant à Cuba. Le CUC est surtout utilisé par les touristes, mais tous les cubains en possèdent également. Pour bien comprendre la raison profonde de l’existence de ces 2 monnaies, il faudrait un peu d’histoire, mais à l’heure actuelle, nous n’en savons pas plus… on ne s’est pas encore trop documenté sur l’histoire du pays…on demandera aux cubains !

Je sais pas vous, mais quand on pense à Cuba on a pleins d’images dans la tête : Musique, Che Guevara, Cigares, petites rues colorées et chaleureuses, etc… Impatients d’aller vérifier  ces aprioris positifs, nous trouvons une camionnette-taxi qui nous emmène vers notre 1ere « casa particular », un peu à l’extérieur du centre de La Havane.

PREMIERS PAS…

Il est environ 17h quand Raul nous ouvre la grille et la porte d’un ancien bâtiment colonial. L’intérieur est plutôt spécial : petites pièces, mais plafonds hyper hauts. Raul demande nos passeports et inscrit nos noms et numéros de passeport sur un cahier. On décide ensuite d’aller se dérouiller les jambes en allant se balader un peu. Objectif : aller voir la mer (car oui, La Havane est située sur la côte nord de Cuba). Il commence à faire soir, et la nuit tombe très vite. Tout en marchant vers la côte, on s’attend à voir nos premières petites rues colorées et vivantes. Sauf que c’est un peu tout le contraire. La rue qui descend vers la côte est longue et hyper large. Les bâtiments sont énormes, vieux, délabrés. Faut avouer qu’on a tous eu un petit choc. La sensation qui s’en dégage : une ville soviétique bombardée. Ouais rien que ça !

On ne se démonte pas, on continue à marcher, quant un gars qui était assis par terre nous aborde… »Ohhh des français ? Moi mon père est de la Martinique ! ». Je suis pas un guide hein, veux juste parler français avec vous ! ». Claudia et moi on se tcheck du regard. Il continue « Je peux vous faire découvrir la Vida Real de La Havane, la vraie vie quoi ! Pas celle des touristes ! ». Il continue et nous demande : « Vous connaissez Compay Segundo ? Le musicien de Buena Vista Social Club ». On lui dit que oui, que l’on kif cette musique. Et il nous propose d’aller découvrir le bar de Compay Segundo, celui où il a commencé à jouer avant de devenir célèbre. Claudia et moi on se retcheck du regard, teinté de méfiance et d’envie d’en savoir plus, et on dit : « Ok ».

Il nous détourne donc de notre objectif « voir la mer », pour nous emmener dans de plus petites rues. Il arrête pas de me dire qu’il est content de parler français, pose des questions sur la France, etc… Après 15mn de marche dans la nuit noire (fais nuit super tôt et vite ici !), à sillonner dans plusieurs petites ruelles, on arrive dans le fameux bar. Personne à part les 4 barmans. Le bar est plutôt viellot, avec sur le mur des photos, dont une photo de Compay Segundo, une guitare et autres instruments.

Notre « amigo » (Eduardo) nous commande 5 « Negrom » (Une sorte de Cuba-Libre : Rhum-Coca-Menthe-Sucre de canne. Evidemment on comprend tout de suite qu’il veut se faire payer son verre. Pas de soucis, c’est de bonne guerre se dit-on. Puis il nous dit « On peut fumer ici hein ! ». On lui dit qu’on ne fume pas. Par contre, je commence à lui poser une question sur les cigares. Et forcément il rebondit comme un marsupio sur un trampoline électrique : « Bouge pas ! ». Il part et revient 5mn après avec 5 cigares dans un sachet plastique. « Cohiba » nous dit-il. « C’est 25 CUC pour les 5. Pas cher, bonne qualité ! ». Mouais… Claudia secoue la tête et lui dit qu’on est pas intéressé. Pourtant, moi j’ai la pupille qui clignotte et une petite envie de gouter un de ces mythique cigare. Je finis par les obtenir à 10 CUC les 5. Je l’allume, rejette les premières volutes. Claudia est un peu dépité, me disant que c’est des cigares de mauvaises qualités (connaisseuse ? 😉 ), et qu’on se fait arnaquer. Possible. Clair que c’est pas des Cohiba, clair aussi que j’avais lu qu’il ne fallait pas acheter des cigares au coin de la rue, mais voilà… suis tout content de déguster mon cigare cubain, pendant que Claudia et les enfants me regardent d’un air assassin 😀 (sans doute le fait de me voir fumer, moi qui ai arrêté la vapote avant le voyage). On se décide à partir du bar et abandonner notre amigo Eduardo-pas-la-paix-des-ménages, le barman nous annonce la note : 25 CUC…. T’es sûr ? Fais voir la carte des cocktails ! Ah bah nan, y a pas de carte en fait… Bah alors ils sont affichés où les prix ? Ah bah nulle part… Ok… donc là, en moins d’une heure, on vient de cramer l’équivalent d’un salaire moyen cubain… Parce que oui, on l’apprendra un peu plus tard, un cubain gagne entre 30 et 50 CUC par mois (30 à 50 euros). Bon bin voilà… on s’est fait avoir. Baptisé !

 

COMMUNISME VS CAPITALISME ?

La Havane est la capitale de Cuba (ça vous le savez !). Les capitales sont généralement synonymes de profusion, centralisant toute l’activité économique et commerciale d’un pays. On s’attendrait donc à trouver plein de boutiques, une grande variété de produits, l’embarras du choix… Mais La Havane semble déroger à ce qui me semblait être une règle. Petite illustration avec ma 1èresortie matinale qui avait pour objectif : « Petit-dej continental », ce qui veut dire qu’il me faut au moins : pain, beurre et confiture (qui est une mode vraiment de chez nous… ici le matin c’est plutôt riz, haricots, poulet)

Je trouve un centre commercial. A première vue, il semble y avoir un peu de tout : petits restos, banque, magasins d’alimentation, téléphonie. Je rentre dans l’un des magasins d’alimentation, mais les 2/3 des rayons sont vides. Quelques biscuits et du soda, mais rien pour le ptit-dej.  Je fais le magasin d’à côté : idem. Quasi vide. Après avoir interrogé 4 magasins, on m’oriente vers une sorte de boucherie / fromagerie. 30 personnes font la queue à l’unique caisse pour payer leurs achats. Je trouve du beurre !! 40mn d’attente pour payer, et me voilà enfin avec mes 200g de beurre. Maintenant : la confiture. Ici dans ce « centre commercial », il n’y en a pas. J’interroge les vendeurs, et on me dit qu’il y a une boutique qui en vend à 20mn à pied de là… Après 30mn, j’arrive devant cette boutique. J’attends 15mn pour pouvoir entrer à l’intérieur : un gars filtre, ne laissant entrer que 6 personnes à la fois. Je trouve un pot de confiture de Goyave à prix d’or (ouais pas courant la confiture de goyave, mais il n’y avait que ça et il n’en restait que 2…). Ne reste plus que le pain ! Je trouve une sorte de boulangerie qui semble vendre du pain frais. En guise de boulangerie, il s’agit d’une sorte de comptoir où sont stockés sur une table des tas de petits pains-ballons. Je demande à la vendeuse 9 de ces pains-ballons. Elle me regarde, dégaine un coton tige, se le plante dans l’oreille, le ressort tout marron avec 2kg de cérumen collés sur le coton, et sans un mot, dessine un « non » de la tête. Je répète ma demande, pensant qu’elle a mal compris mon espagnol. Toujours sans un mot, elle me montre un carnet où chaque page représente un mois découpé en jours. Je ne comprends pas. Elle fait passer le client souvent qui lui présente son carnet, lui file 5 petits pains qu’il paye 5 CUP (20 centimes), et coche le jour actuel sur le carnet.

Je capte enfin… Il s’agit d’une sorte de carnet de rationnement. On apprendra plus tard que le gouvernement distribue à a peu près tous les cubains ce carnet. Ainsi certains produits de consommation quotidienne (pain, œuf, …) ne peuvent être obtenus qu’en présentant ce carnet. Le coût de ces produits sont dérisoires, car en partie subventionnés par l’Etat. Du coup, pas de pain pour nos pommes ?! Finalement je trouve une autre Panaderia qui accepte de m’en vendre. Pour ce qui est des fruits et légumes pas de soucis. J’achète Bananes et Avocats géants pour compléter le pti-dej. Il m’aura fallu plus de 2h pour compléter le trio « Pain-beurre-Confiture », ce qui m’aura permis de découvrir l’un des visages de Cuba : un socialisme à la cubaine, violemment tenté d’un Etat qui fonctionne encore en mode « communisme » (c’est en tout cas la perception qui m’est apparue à ce moment là…).

LA POPULACE

Nos 3 autres jours à La Havane ont été plutôt tranquille, avec marche vers le centre historique, le bord de mer, le château. Nous avons trouvé un petit resto sympa pas loin de notre casa. Les repas ne sont pas cher (1-2 CUC), mais peu variés : du riz noir avec haricots noirs, du poulet frit, du poisson frit. Peu de légumes sont servis, et les salades sont toutes minuscules et à peine assaisonnées. J’avais pourtant imaginé que Cuba serait le paradis du végétal. En effet, à cause de l’embargo sévissant sur l’île depuis plus de 50 ans, les cubains ont dû développer leur propre économie alimentaire. J’ai lu que leur agriculture est quasiment 100% biologique, et que les organicopopos (sorte de potagers bio) foisonnent un peu partout. Bon ok, sans doute que dans la capitale c’est différent… on attendra d’être dans les villages pour manger un peu plus de green-green !

La Havane est une fourmilière. Du monde partout, tout le temps. Pas la frénésie d’une capitale ville comme Paris ou New York, mais des gens de tout type, des taxis old-timers partout, des taxis-vélos qui t’interpellent pour te vendre une course. La population ici est hyper hétéroclite : métissés, blacks, latinos. Les cubains sont plutôt grands, costauds, semblent en bonne forme. Sans doute les conséquences d’une alimentation peu transformée et frugale, avec peu de mécanisation ?

On se perd dans la vieille ville, passons à côté du Capitolio et autres bâtiments coloniaux, découvrons une zone piétonne destinée aux touristes qui propose des restos à prix suisses, flânons et tentons une partie de pêche avec les Habañeros (les enfants se font piquer un couteau de pêche au passage…). Capitale oblige, l’eau est plutôt sale et envahie de déchets plastiques. Gros gros contrastes au sein même de cette ville, où se mixent pauvreté et sentiment d’opulence.

 

VERS LA PROCHAINE ETAPE

Nous avons un petit mois devant nous pour découvrir ce pays. Cuba est relativement étendu, et une grande diversité semble se présenter : mer, montagne, forêts, zones historiques, plantations de tabac.

Les modes de déplacement qui se présentent : location de voiture, bus, taxis ou vols internes.

Nous avons pris l’habitude de planifier nos itinéraires en utilisant internet (réservation de logement, bus, etc), sauf que ici à Cuba, internet semble encore appartenir à un autre âge. Les particuliers ne sont que rarement reliés, et notre casa ne déroge pas à cette généralité : pas d’internet fonctionnel disponible chez Raul. En revanche on trouve à La Havane des « Wifi-Parc ». Des zones où l’on voit en permanence des gens assis sur des bancs, le nez sur le smartphone. Il suffit d’acheter une carte (1 CUC l’heure), gratter le code, et c’est parti pour une connexion plus que médiocre (sachant que c’est le parcours du combattant pour trouver une carte !). La connexion est juste assez bonne pour tcheker ses whatsapp et les emails, mais les recherches sur le net s’avèrent laborieuses…ça rame sévère !

 

Vla un des ces parc-wifi

 

Pour planifier notre itinéraire, on s’appuie donc plutôt sur une carte (maps.me, un application GPS utilisable offline), tout en définissant nos priorités : Rester au moins 1 semaine par endroit, car bouger tous les 3 jours commencent à être un poil usant… On se fixe donc 2 types de points de chute : playa (pour se poser et pêcher), et montagne en zone campagne.

Pour ce qui est de la partie « playa », les touristes qui viennent à Cuba vont généralement à Varadero, à l’Est de la Havane. Mais seuls des hôtels luxueux sont proposés et on n’a pas trop envie de tomber sur des nids à touristes. On décide donc d’aller un peu plus loin, dans la région de Cayo Santa Maria. C’est également une zone hyper touristique, mais on décide d’aller à Caibarien, un petit village à 1h du Cayo Santa Maria. On ne sait pas trop à quoi s’attendre dans ce village, on verra bien…

Je parviens à réserver un airbnb dans l’un de ces Wifi-Parc (en utilisant un VPN, car il est impossible de réserver un logement via Airbnb depuis Cuba… Pour les non-initiés, un VPN est un logiciel-service permettant de faire croire à une application que l’on se connecte depuis un autre pays).

Pour le reste Raul nous aide à organiser notre trajet depuis la Havane jusque Caibarien qui se trouve à 340kms. Il nous explique que pour y aller : 2 options : le bus ou le taxi. Les voitures de location sont hors de prix, et l’essence est relativement chère (Cuba possède quelques gisements pétroliers, mais l’or noir est essentiellement importé du Venezuela).

Nous nous rendons donc au premier terminal de bus qui nous tombe sous les pieds. La nana de la compagnie me dit « No ! Viazul ! ». Traduction : son « No » signifie qu’on ne peut pas prendre un bus de cette compagnie, et son « Viazul » est le nom d’une autre compagnie. On apprendra plus tard qu’il existe 2 types de ligne de bus inter-cité à Cuba : Celle que les touristes peuvent emprunter, et celle qui est interdite aux touristes… Cette dernière est bien moins chère, mais absolument impossible pour un non-cubain d’y poser les fesses…

Nous nous rendons donc à la station « Viazul » en taxi pour acheter nos billets pour le lendemain. A peine sorti du taxi que 2 gars nous assaillent : « Donde vas ?? » (Où voulez-vous aller ?). Innocemment je leur réponds « Caibarien ». « Ok, 150 CUC con un taxi privado ». (150 CUC avec un taxi privé). On les regarde en souriant et leur disant « No, gracias, muuuuy caro » (Non merci, beaucoup trop cher !), puis on se dirige vers l’entrée du terminal de bus. La nana du guichet nous dit en nous regardant à peine : « no bus mañana, solamente Lunes » (Pas de bus demain, prochain départ dans 3 jours). Merde ! On n’a pas envie de rester encore 3 jours à La Havane !  On tente d’élaborer une stratégie : retourner vers les gars qui nous ont proposé un taxi privado en leur faisant croire qu’on va prendre le bus demain (sachant que le bus coute moins de la moitié que leur offre). Mais les mecs ne sont pas dupes, ils savent qu’aucun bus ne part avant 3 jours… Ils baissent quand même leur prix à 120 CUC, ce qui reste trop cher pour nous…  On chope un bus de ville pour rentrer à la casa (car 1h30 de marche sinon). Les bus de ville sont comment dire… à craquer !! Blindés comme jamais vu ! Tu peux même pu bouger une main. On se demande même comment le chauffeur parvient à fermer les portes.

Après s’être planté d’arrêt (on est descendu un peu trop tôt), on arrive à la casa. On expose notre problème à Raul : On doit être à Caibarien demain, mais pas de bus, et taxi trop cher. Il passe quelques appels, et nous fait une proposition : départ demain à 6h30 du mat’ en taxi, pour 100 CUC. Arf… ça reste hyper cher, mais on n’a pas trop le choix… Mais merci quand même Raul !

ouais je sais… c’est flou…

Le lendemain, le taxi arrive à 6h30 pile. Il s’agit d’une Peugeot 405 ! Le coffre est grand, mais pas assez pour accueillir tous nos bagages ! On laisse donc chez Raul le gros sac avec les affaires de camping (il nous encombre grave ce sac…), et c’est parti pour 5-6h de route.

 

 

 



CAIBARIEN

Après plusieurs heures de route, nous arrivons enfin à Caibarien. Petit village situé à 1h au nord de Santa Carla où se trouve le mémorial du Che Guevara. Le taxi nous dépose au airbnb, qui est en fait un tout petit hôtel avec seulement 2 chambres : l’hôtel Estrella. Norgia et son mari nous accueillent chaleureusement, et nous installe à l’étage. La chambre est en accès direct à une grande terrasse, où se trouvent les fameuses chaises à bascule cubaines.

C’est un hôtel familial. Les 2 chambres pour clients se trouvent à l’étage, et toute la famille vit en bas : papa, maman, les 2 fils avec leur femme et enfants.

Le village a l’air plutôt tranquille, on ne voit aucun touriste, la vie normale…

 

OBJECTIFS PLAGE ET PECHE (et un peu de géopolitique et d’histoire…)

L’envie du moment : farniente. Notre road-trip au Yucatan a été très mobile, du coup on veut rester quelques temps sans rien faire (ou presque 😉 ). Les enfants eux, sont hyper motivés à se faire 1 semaine de pêche. Caibarien se trouve en bord de mer. Nous traversons les 4 rues qui séparent notre hôtel de la côte. Et… bin ouais… c’est crados… plastiques et autres déchets de tout type, chien mort qui gonfle au bord de la route qui longe la mer… Basura Basura… ! On retourne à l’hôtel, et on remarque sur la terrasse de grands panneaux avec en photo des plages de rêve. C’est LÀ qu’on veut aller ! On interroge nos hôtes, qui nous dise que ça se trouve à 60kms d’ici. Effectivement sur la carte ça donne ça :

Une longue route de 60kms construite sur la mer. Mais soucis : aucun bus ne s’y rend. On va donc encore devoir passer par la case « taxi ». Notre hôte contacte un de ses « amis ». On négocie, et on convient d’un tarif pour qu’il nous y conduise tous les jours. Départ donc tous les jours à 10h et retour à 17-18h.

Le lendemain, Eduardo arrive avec sa charrette. Une petite Lada.

Et c’est parti pour 1h à rouler sur cette route hallucinante de presque 60kms, qui donne l’impression de rouler sur l’eau.

Hyper sympa notre Eduardo ! Et puis même qu’il cause français ! Pendant l’heure de route qui nous emmène vers l’une des plages du Cayo Santa Maria, on l’interroge sur son pays. On en apprend donc un peu plus sur le pays et sa situation économique et sociale, tout en découvrant des paradoxes ahurissants. Eduardo est le témoin vivant de l’un de ces paradoxes : Il a fait des études d’ingénieur, pourtant il fait taximan. Non pas par manque de place de travail disponible, mais tout simplement parce qu’il gagne mieux sa vie en faisant taxi… Et c’est la même chose pour les médecins, avocats, etc. La plupart des emplois sont gérés par l’Etat, qui les rémunère sur la base d’une grille salariale fixe. Un médecin gagne 60 euros par mois, idem pour un avocat. Un infirmier 30 euros par mois. Avec son taxi il gagne au moins 10x plus…

A Cuba, l’école et les études supérieures sont gratuites pour tous. Ainsi la plupart ont des diplômes en poche, mais préfèrent finalement exercer une autre activité privée tournant autour du commerce.

Il nous explique également l’histoire de la révolution cubaine, et nous parle de Jose Marti et de Che Guevara, célèbres figures de la révolution. Fidel Castro qui apparait aux yeux du monde entier comme un dictateur, semble en fait complètement plébiscité par toute la population cubaine.

 

ENFIN DE LA PLAGE DE MALADE !

Eduardo nous dépose sur une plage, à l’écart des hôtels de luxe qui caractérise ce Cayo. Et là, enfin…. l’image de ce qu’on peut se faire des plages des Caraïbes… propre, limpide, chaude, turquoise… Appréciez plutôt !

Vous voyez un peu… ? 😛

 

LE POTE A EDUARDO

Eduardo a dû nous lâcher les jours suivants, car sa bagnole a rendu l’âme… Mais il nous a envoyé un pote à lui. Il ne cause pas français, mais s’avère être un pêcheur aimant partager ses bons spots ! Le Top ! Tous les jours en rentrant, il arrête sa Dodge de 1968 sur une partie de la route, pour 1-2h de pèche quotidienne de fin de journée.

L’objectif est de choper du Barracuda. On en aura pas eu, mais quelques bonnes prises quand même 😀

 

SEMANA DE LA CULTURA et VIE AU VILLAGE

On a eu du bol : c’était la semaine de la culture à Caibarien. Tous les soirs il y avait des concerts sous le kiosque de la place centrale.

L’un des participants de la semaine a été Marcos Antonio Urbay. Ce nom ne vous dit rien ? Il s’agit d’un musicien et chef d’orchestre hyper réputé au pays. Son frère, qui habite la Floride, est venu tout spécialement passer la semaine à Caibarien en l’honneur des 90 ans de Marcos. Et chance : il logeait dans l’autre chambre juste à côté de la nôtre ! On a eu droit un enregistrement d’une interview du frère pour la TV cubaine.

Il s’agissait du jour où la prestation musicale a eu lieu au village, en guise de cadeau d’anniversaire.

Là c’était de la musique traditionnelle cubaine en mode « ballet », mais les autres soirs il y avait d’autres styles : salsa, cariachi mexicains, rock, etc. Pas mal d’ambiance, le rhum qui se boit pur au goulot, mais bon enfant !

 

BOIRE ET MANGER

Nous n’avons pas la possibilité de faire à manger à l’hôtel, du coup on doit manger dehors tous les jours. Nous avons pris l’habitude de ne faire que 2 repas par jour (on saute celui du midi), mais le soir, on a la dalle. A disposition : 3 restaurants et plusieurs sortes de pizzerias de rue.

Pas mauvaises ces pizzas « cuites-au-tonneau » !

Manger au restaurant à Caibarien est folklo… pas cher, mais faut faire la queue… Entre 15 et 45mn pour pouvoir disposer d’une table… On n’a toujours pas compris pourquoi, mais ici les locaux vont au restaurant souvent… sans doute à cause des prix ultra-compétitifs ?? Toujours est-il qu’on a testé tous les restau, et franchement, c’était bof-bof…. toujours ce fameux riz noir aux haricots noir, du poulet frit, des pâtes aussi cuites qu’une purée de patates, des pizzas pas terribles…

Du coup on s’est fait faire à manger 2 fois par les hôtes de notre hôtel, et là par contre… c’était top bon ! La cuisine familiale semble être bien plus élaborée que celle des restos… avec en plus le côté convivial est les apéros et cocktails que le proprio de l’hôtel nous offraient… des Mojitos avec des verres remplis au 3/4 de Rhum… Occasion qui nous a permit d’en savoir un peu plus sur sa vie, ainsi que sur les moeurs et habitudes de vie des cubains…

« Ma femme », nous raconte-t-il, « C’est comme le homard. Si j’en mange tous les jours, j’en ai marre. Du coup j’arrête d’en manger et je vais manger autre chose. Puis ensuite, j’ai de nouveau envie de homard et je retourne en manger »…

Propos mythique qui illustre exactement ce qu’on ressent depuis le début… ils sont libérés les bougres… et pas seulement depuis la révolution cubaine de 1959 😀

 

HASTA LUEGO CAIBARIEN

Il est temps de partir de Caibarien. Semaine qui restera longtemps gravée dans nos mémoires… L’environnement, les gens, l’ambiance… tout à fait unique… Prochain point de chute : Trinidad, de l’autre côté, au sud de l’île. Une nouvelle fois on doit recourir à un taxi, car aucun bus pour y aller. 2-3h de route sont prévues. Notre taximan de la semaine nous aurait volontiers accompagné, mais sa Dodge parvient tout juste à nous contenir… alors avec les bagages : impossible. Il nous recommande donc un de ces potes pour nous emmener. Le matin du départ nous voyons arriver notre carrosse : un Old Timer mi-Ford mi-je sais pas quoi… Nous sommes assis à 3 devant (Claudia, moi et le chauffeur), et les enfants s’entassent derrière avec les bagages. Le trajet fût…. long ! Que 2h30 de route, mais chauffeur comme sous amphétamines… et sans ceinture de sécurité et les genoux qui touchent le tableau de bord, c’est pas hyper rassurant… Nous arrivons tout de même à bon port à Trinidad, dans un petit hôtel proche du centre historique,

 

 



TRINIDAD

Trinidad est une ville se trouvant à une petite heure de la côte sud. Ce qui nous a frappé en arrivant : la masse de touristes ! Et pour cause, Trinidad est considérée comme la plus belle ville du pays. Le Cuba comme on se l’imagine est ici : petites rues colorées, bâtiments coloniaux, artistes un peu partout, mais aussi échoppes à souvenirs à tous les coins de rue, des voix qui interpellent « taxi ! taxi » tous les 100 mètres. C’est en tout cas l’ambiance qui se dégage dans l’étendu centre historique de la ville. Les prix s’en ressentent aussi : tout est hyper cher, 10x plus cher qu’à Caibarien… Là-bas on pouvait se boire un café à 1 CUP (4 centimes d’euro) directement depuis la fenêtre de certains particuliers, ici à Trinidad le café ne se vend que dans des cafés-bar à l’européenne, pour un prix presque européen (3 CUC = 3 euros).

Ceci dit, ville très agréable et calme malgré les motos et scooters qui sont le moyen favori de déplacement des locaux. Il est facile de se perdre dans les ruelles (et c’est même un sport national 🙂 ), pour déboucher sur la Plaza Mayor ou la Casa de la musica, visiter des petites galeries d’art,  boire du rhum (qui est moins cher qu’un soda)

On ne reste que 3 jours à Trinidad, le temps d’y faire le tour, de manger du riz noir avec des haricots noirs, et de préparer la suite du voyage.

 

Pour aller jusque Viñales qui sera notre prochaine destination, nous allons une nouvelle fois devoir prendre le taxi. Le trajet en bus est possible mais hyper long, et revient au même prix que le taxi. Nous faisons le tour de plusieurs taximans pour tenter de négocier le meilleur tarif. Chose faite. On convient d’une 405, qui viendra nous chercher le matin vers 9h pour faire les 7-8h de route. Le lendemain, à 9h30, pas de taxi… 9h45 toujours rien… À 10h je décide de retourner à l’endroit où j’avais trouvé le mec avec qui nous avions négocié la veille. Il m’explique tout désolé que « son gars » est resté endormi, mais qu’il arrive dans 15mn. Une demi-heure plus tard, il arrive… mais il s’agit d’une 309 tout pourrie et trop petite pour nous et nos bagages, et en plus il demande 20 CUC de plus que ce qui a été convenu… ! … Je retourne voir le gars, lui explique la situation. D’autres gars s’en mêlent me proposant une voiture plus grande, mais pour 20 CUC de plus. Puis ça commence un peu à partir en vrille… les gars commencent à s’engueuler, une big mama s’en mèle, un attroupement commence à se former autour de nous… Finalement ça se détend, le gars me montre une voiture qui arrive : un taxi jaune officiel. Le tarif est renégocié, et on finit par se mettre en route vers 11h15…

 



VIÑALES

Les 8h de route furent assez agréable en compagnie de ce sympathique taximan d’une cinquantaine d’année. Il nous a entre autres expliqué qu’à Cuba il y a 2 sorte de taxis : les taxis gérés par le gouvernement, et les privés. Ceux gérés par le gouvernement sont des véhicules généralement récents et bien entretenus (Peugeot, Lada et une marque de chinoise), appartenant à l’Etat. Les chauffeurs sont directement salariés par l’Etat. On les distingue grâce à la plaque d’immatriculation qui contient un liseré bleu sur le côté. Les taxis privés sont des entreprises privées ou familiale, le véhicule est acheté (une fortune !) et entretenu par le chauffeur-propriété. Il s’agit le plus souvent de vieux véhicules : de la Ford de 1941 à la Peugeot 405, en passant par des bijoux de Chevrolet ou de Lada S. La plaque d’immatriculation est toute blanche. Qu’est ce qui est plus intéressant ? Bosser pour l’Etat ou avoir son propre véhicule-taxi privé ? Ça dépend… y a des avantages et inconvénients de chaque côté…

 

La portion de route finale qui arrive à Viñales est splendide… La nature est partout, bananiers, petites cultures de Maïs et de haricots, plants de tabac, le tout cultivé sur une terre rouge-orange, signe d’une grande richesse minérale du sol. L’un des derniers virages avant d’arriver au village nous fait découvrir une énorme plaine, où l’on découvre les fameux Mogotes, qui sont des sortes de petites montagnes vertes, donnant un aspect mystique à cet endroit.

Le taxi nous dépose devant notre nouvel airbnb en haut et à l’écart de la rue principale de Viñales. Il s’agit d’une casa particular possédant 3 chambres, géré par Gladys et Tonio et leurs enfants, ainsi que par Agathe, une française installée ici depuis quelques temps et mariée avec l’un des fils de Gladys et Tonio. La casa possède une terrasse depuis laquelle on peut admirer cet incroyable environnement… calme, vert, tropical mais frais à la fois, des poules et des coqs partout. On a prévu de rester au moins 1 semaine ici.  Dans quelques jours ça sera l’anniversaire de Nino…et Claudia en touche un mot à Gladys qui propose de préparer un petit repas spécial en l’occasion…

En attendant, on profite de cette casa particular, où l’on voit se succéder les touristes venus passer 2 ou 3 nuits ici avant de repartir plus loin. On fait quelques rencontres bien sympas : Jess une française du Sud, une famille de Polonais qui parle français, un belge, un couple de français dont la nana bosse au Pérou, etc..

Parce que oui, Viñales fait partie de l’un des villages les plus visités par les touristes qui viennent à Cuba. Et tout comme à Trinidad, ça s’en ressent terriblement ! Il y a des casas particular absolument partout ! Chaque maison villageoise est une casa particular qui possède au moins une chambre pour héberger du touriste. On entend partout causer français, allemand, anglais, italien…

Les tarifs des restaurants sont hyper élevés… impossible ici de trouver de quoi manger à 1-2 CUC… En revanche on trouve un peu plus de diversité dans les menus, avec des restaurants qui élaborent des plats travaillés à partir de produits issus des fermes environnantes.

Viñales attire les touristes pour 3 motifs principaux : ses montagnes, ses chevaux et ses cigares. Bon alors allons-y !

 

Les premiers jours au village ont été consacré à des petites ballades et à la découverte du village. Ici apparaissent clairement 2 vitesses : la vie des cubains, et la vie des touristes. Le soir tous les restaurants sont pleins et uniquement peuplés par des touristes. Il existe 2 petits supermarchés : l’un est rempli de produits, mais à des prix relativement élevés. On peut y rentrer librement, et est surtout fréquenté par les touristes. L’autre mini-supermarché propose moins de produits, mais à prix plus intéressants. Il faut faire la queue pour rentrer à l’intérieur, pas plus de 10 clients à la fois. Peu de touristes y vont… Le pain reste une denrée d’achat difficile d’accès ici… la boulangerie n’en vend que sur présentation du carnet à coupon. Je trouve néanmoins une sorte de comptoir-bar-sandwicherie-mini-mini-épicerie qui vend quelques heures par jour quelques-uns de ces petits pains ballon.

Le soir, comme dans chaque village, on trouve plein de gens assis sur la place centrale du village, le nez dans le smartphone. C’est là que se trouve le « wifi-parc », et c’est là qu’on vient aussi passer 1 petite heure tous les soirs, histoire de donner quelques nouvelles à famille et potos.

 

La première vraie ballade est intervenue le 3ejour. Claudia a préféré rester tranquille à la casa pour faire quelques traductions en allemand du site que vous êtes en train de lire ;).

Luca, Nino et moi partons pour quelques heures à travers les champs autour de Viñales. Par endroit semi-désertique, par endroit ultra-Luxuriant !

 

Après 2h de marche, nous trouvons une sorte de grotte qui semble traverser la montagne. Et effectivement, après avoir marché un peu dans le noir et dans l’eau, la grotte débouche de l’autre côté d’un pic rocheux.

Plutôt que de revenir en arrière, nous préférons contourner cette roche. On se paume un peu, et on finit par tomber sur une construction en bois-paille.

Un gars qui était assis là avec sa femme nous interpelle, et nous propose une noix de coco. A moi il propose une « coco-loco », sorte de mélange entre eau de coco, sucre de canne et rhum, que l’on boit a même la noix de coco.

Franchement : Trop bon. On discute un bon moment, un autre mec est couché sur la table en train de faire la sieste. Quand soudainement il nous regarde et dit « Vamos trabajar ! » (Allez, on va bosser !). On ne comprend pas tout de suite ce qu’il voulait, puis on se laisse emmener, et c’est parti pour 2h, à les aider à monter la toiture d’une nouvelle cabane qu’ils sont en train de construire. Franchement ? L’éclate !

Il me resservent une autre Coco-Loco, et avant que la nuit tombe, nous repartons rejoindre notre casa. Je ne sais pas si c’était le Rhum de sa coco, mais cet endroit donnait vraiment la sensation d’un petit paradis, en plus de procurer une sorte de délicieux vertige…

 

LE JOUR D’ANNIV DE NINO

Ca a commencé par un petit dej traditionnel, avec ouverture de petits cadeaux. Puis une charrette est venue nous chercher pour nous emmener vers une petite ferme où se trouvent des chevaux (sur le chemin, notre « conducteur » de charrette s’est fait arrêté par un flic à moto … on a dû aller avec lui jusqu’au commissariat pour qu’il paye une amende… en cause : notre conducteur n’avait pas sa license sur lui…

Avec 1h de retard, nous arrivons enfin comme prévu à l’endroit prévu ! Le projet : une balade à cheval de quelques heures ! Mais tout d’abord, le gars nous fait un topo sur la plantation de tabac, et nous décrit tout le processus de fabrication : de la cueillette au roulage du cigare. Il commence par nous montrer le séchage des feuilles, processus délicat. 2 fois par jour, toutes les feuilles sont aspergées d’une mixture contenant rhum, vanille et autres saveurs naturelles. Le but est de garantir une bonne conservation des feuilles, tout en donnant un goût unique au produit final. Il nous explique que 90% de leur production de feuille de tabac est acheté à prix d’ami par le gouvernement. Ils peuvent garder les 10% restants, et en faire leurs propres cigares qu’ils pourront vendre comme ils veulent. Il nous montre donc comment ils procèdent pour le roulage, et nous file un cigare pour tester. Ici la tradition est de tremper le cul du cigare dans le miel avant de l’allumer. Je l’allume, aspire, et découvre la douceur et la saveur incroyable de ce cigare ! Rien à voir avec celui qu’on s’est fait refourgué à la Havane ! Et anniversaire oblige…Nino teste son premier cigare cubain… l’un des meilleurs de monde nous a-t-on dit 😉

On en achète 2 « pour la route », et on se met en selle ! Et c’est parti pour 3h de ballade à cheval… c’est pas trop mon truc, j’ai un peu la flippette de me retrouver perché sur ces 4 pattes sans ceinture et sans casque, mais Claudia est aux anges, et Nino et Luca s’éclatent plutôt pas mal !

Fin de journée avec 2 cloques aux jambes et des adducteurs en compote…

Le soir, Gladys offre à Nino un mega gateau d’anniversaire, après nous avoir préparé de la langouste… Miam !

 

 

Les jours suivants ont été de nouveau consacrés à de la ballade, au milieu des terres rouges et des fincas (fermes) où l’on cultive tabac, maïs, haricots, bananiers.

 

On se fait aussi un petit parcours tyrolienne situé à quelques kilomètres de Viñales. Pas de photo, j’avais pas pris mon appareil !

Tous les soirs nous trainons dans le centre du village, où règne une bonne ambiance. Groupes de musique tradionnelle, salsa dans les rues avec charrettes qui vendent du rhum et autres mojitos à 1,5 CUC le verre. On sent bien que c’est un peu fait pour animer les touristes, mais néanmoins les cubains sont là et s’amusent vraiment.

DEPART

Après plus d’une semaine ici, et un changement de logement (Gladys nous a gentiment invité à changer de casa particular… elle avait des réservations apparemment… mais pas grave le 2e logement était plus cosy 🙂 ), il est temps d’organiser notre prochaine étape : retour sur la côte, vers la Havane. De nouveau le transport se fait en taxi old-timer après avoir cherché le matin même pendant 4h un taxi pouvant accueillir nos bagages, à un prix correct.

 



BACURANAO PLAYA

Pour terminer notre séjour cubain, nous retournons donc du côté de la Havane, un peu plus à l’Est : Bacuranao Playa. Une petite semaine tranquille, dans une casa particular située dans un quartier un peu à l’écart de tout, mais avec des hôtes qui nous ont fait découvrir les joies de la bonne cuisine cubaine. Enfin !!! Tous les soirs notre petit repas généreusement cuisinés par Gladys : bœuf, poulet, porc, avec patates douces, platanas frits, salade, haricots. Le bonheur !

Pour le reste un peu de baignade (avec une piqure de méduse pour Luca), un peu de pêche, et quelques journées passées au village de Guanabo, à 30mn de bus de là, histoire de faire des emplettes et trouver un petit wifi-parc.

Je retourne chez Raul, à 1h de là, pour récuperer les affaires qu’on avait laissé il y a plus de 3 semaines chez lui, puis il va être temps de quitter cette île pleines de contrastes…

 

GO POUR l’AEROPORT !

Notre dernier taximan sera Rafaëlo, qui nous emmènera à l’aéroport avec sa belle dodge de 55 ans au moteur de machine hydraulique.

Notre séjour cubain touche à sa fin… Cette île nous laissera pleins de souvenirs contrastés… La variété des paysages, les inégalités sociales malgré un système qui se veut socialiste, l’accès limités à certaines ressources (pain, oeuf) mais la profusion de certaines autres (papayes, bananes, coco). Mais ce qui a été le plus marquant ce sont les cubains eux-même : certains sont d’une froideur croque-mortesque (dans les commerces particulièrement… pas un bonjour ni au revoir ni merci ni même un regard…), d’autres au contraire sont d’une chaleur totalement folle, d’une gentillesse incroyable avec l’envie de discuter pendant des heures avec toi. Si on nous demandait si on voudrait retourner à Cuba, on ne saurait pas quoi répondre aujourd’hui…. toujours est-il que ce mois sera remplis de souvenirs de malades !

Cet article a été particulièrement long en texte et fourni en photos (il s’agit du plus long article jamais publié à ce jour sur ce site !), pourtant il y a aurait encore pleins d’anecdotes et autres moments de vie à relater…

Pour l’heure, retour au Mexique. L’avion va nous déposer à Cancun, où l’on va planifier la suite de notre route…

 

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