GUATEMALA

INTRO BIMBO

Nous sommes le 16 mars 2019, et ci-dessous figure l’article de notre passage au Guatamela, qui s’est étendu du 27 novembre au 18 décembre 2018. Oui, t’as bien compté : plus de 4 mois de retard dans le blog ! Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que le fait de voyager au (moyen-)long terme semble engendrer certains phénomènes.

Premier phénomène : la sensation que voyager devient quelque chose de normal et d’habituel. Avancer, changer régulièrement d’environnements, de maisons, d’hotels, rencontrer de nouvelles réalités et de nouvelles personnes vivant ces réalités est devenu quelque chose de naturel. L’excitation des premiers mois s’est transformée en une envie de toujours découvrir plus, mais tout en douceur. Une certaine sérénité a remplacé les sentiments d’inconfort pouvant être présent au tout début du périple. En gros, tout coule, on vit à fond le quotidien qui devient un quotidien normal, et la conséquence est que l’idée d’écrire des articles et partager des photos se fait oublier.

Deuxièmement, l’impression que le temps a changé de vitesse, ou plutôt presque que le temps n’existe plus. Les dates ne veulent plus rien dire, si ce n’est qu’elles restent un repère pour organiser les déplacements. A ce jour, nous en sommes à 8 mois de voyage, ce qui ne nous laisse plus que 4 mois de barouderie. Et franchement, je le vois comme déjà demain. Plus le temps passe, plus le temps passe vite, et je me dis que 1 année de plus aurait été pas mal… Nous avons toujours plus envie de passer plus de temps dans chaque lieu dans lequel on s’arrête, et c’est ce que l’on fait ! Envie de s’imprégner toujours plus, de tenter de vivre ou tout au moins de comprendre et sentir le quotidien des gens du pays… A titre d’exemple, et en aparté, nous sommes actuellement en Colombie. Ce pays donne vraiment envie de s’y arrêter. Nous n’avons été pour le moment qu’à Bogota, Somondoco pour y travaille et Salento, et  déjà plus d’1 mois est passé…! On va faire comment pour déjà rentrer en juillet ??

Accélération du temps, journées vécues à 100%, sensation que voyager est naturel et normal, envie de vivre chaque endroit comme si c’était un peu le « nôtre », voilà quelques facteurs qui font que le blog prend du retard… Mais t’inquiète… on lâche pas l’affaire 😀 D’ailleurs : C’est parti pour le récit résumé Guatemala, notre premier pays d’Amerique Centrale. Embrasse le soleil, caresse la pluie, c’est parti pour la mère-patrie des Mayas !

 


HASTA LUEGO MEXICO

27 novembre 2018, on quitte notre dernier hôtel mexicain sous une pluie torrentielle pour gagner le Guatemala en bus. Départ depuis Palenque avec un premier mini-bus.

 

Après 2h de route nous arrivons au poste frontière de El Ceibo.

 

1h30 à faire la queue (y avait pourtant pas foule…) et résoudre le formalités administratives mexicaines (et réussir à ne pas payer la taxe de sortie de territoire… on se demande encore comment on a réussi 😉 ), puis on franchit la frontière à pied, 5mn pour rejoindre le poste frontière du Guatemala et se faire tamponner le passeport. Hasta Luego Mexico, on se reverra ! C’est parti pour le Guatemala !!

Notre 2eme bus nous attends juste après le poste douanier, pour nous emmener à San Jose, petit village proche de Florès, au bord du lac Peten Itza.

 

 


MUNDO MAYA

Encore 2-3h de route. Le bus emprunte des petites routes, à travers de petits villages. On remarque tout de suite une chose : les animaux de compagnie ici semblent être les cochons. Chaque maison a un ou plusieurs cochons. Bon ok, déformation de vision d’européen : il ne s’agit pas d’animaux de compagnie, mais bien d’élevage particulier ! Vous voulez du bio et du local ? Cultivons et élevons nous-même 😉

 

Le bus nous dépose à Florès. La nuit tombe déjà, et Oswaldo nous attend patiemment avec son pickup (ça fait 2h qu’il attend.. les démarches administratives à la frontière nous ont un poil retardé)… pour nous emmener jusque San Jose, au Mundo Maya, une école d’espagnol, qui fait aussi de l’hébergement via airbnb.

Autant Florès semble être un repère à touristes en raison de sa particularité d’îlot se jettant dans le lac, autant San Jose est un village préservé. Et tout au long de notre séjour chez Oswaldo, on découvrira à quel point ce village est précieux. Il est l’un des fiefs mayas du pays les plus fervent. Oswaldo est le point culminant de cela. Lui et sa famille sont impliquées dans plusieurs projets de conservation de la culture maya, tout en étant curieux de tout. Notre séjour chez eux fût un régal… Préparation d’argile, fabrication d’objets céramique, visite de site archéologique encore totalement enfoui, calcul de nos horoscopes mayas et découverte de nos animaux totems, récits d’histoires ancestrales chamaniques mélangées à des faits mystiques contemporains. Oswaldo, sa femme, son fils T’chanKin, son papa Modesto qui grimpe à 75 ans sur les troncs de cocotiers de 8 mètres pour décrocher des noix fraiches, visite de leur jardin fruitier et médicinal, préparation de thé aux herbes magiques pour soulager la gastro de Nino, … 5 jours chez eux qui ont passé comme un éclair, tout en ayant appris 1 mois de connaissance…

Petit résumé en photos de quelques uns de ces moments

 

Ainsi nous découvrons que : Claudia est une « TZ’I » et que son nawal (animal totem) est un chien, Luca et un « NO’J » et son nawal est une tortue, Nino est un « KAWOQ » et son nawal un coyote, et moi je suis un « X’I » et mon nawal est un jaguar. Ca vous fait une belle jambe ? Et bien nous on est content de l’avoir appris 🙂

Nous quittons avec regret ce lieu incroyable et cette nouvelle belle amitié, pour aller de l’autre côté du lac Peten Itza, à El Remate. L’objectif sera d’aller découvrir le fameux Tikal…

 


TIKAL DEPUIS CHEZ « MON AMI »

« Mon ami » est le nom du petit hotel chez qui nous allons rester quelques jours. Ce lieu est tenu par un français expatrié il y a plusieurs décennies. Une sorte de routard un peu fou, qui ressemble comme 2 gouttes d’eau à Jack Nicholson, qui « grâce » à son vécu de la guerre du Guatemala a la tête bien fixée sur les épaules. Sa cuisine est excellente, son hôtel est situé juste à côté du lac, offrant des couchers et des levers de soleil de fou.

Mais pour l’heure : Tikal ! C’est quoi ? C’est l’un des sites mayas les plus prestigieux. Il fût l’un des empires maya les plus puissants, et aujourd’hui il a encore à offrir une mémoire incroyable de par ses murs hyper bien conservés et restaurés, tout en restant un lieu de culte pour certains rituels mayas (qui est effectivement un peuple qui existent toujours…)

Le départ depuis notre hotel se fait en bus, hyper tôt (genre 5h du mat). 1h après, nous arrivons dans les brumes matinales de ce site énorme situé en pleine jungle. Magique.

Les fans de star wars reconnaitront… une scène a été tournée ici… le faucon millenium survole ces 2 batisses dans l’épisode 4 ( https://www.youtube.com/watch?v=eEL6gbAf9Pg )

 

LANQUIN et SEMUC CHAMPEY

Prochain point de chute : Lanquin. Plusieurs heures de bus sont nécessaires pour atteindre ce village paumé au fond d’une vallée, entourée de montagnes et vallons majestueux. La route se termine par une piste qui t’explose le coccyx, pour arriver dans ce tout petit lieu qui tire une partie de son économie grâce au tourisme, et plus particulièrement grâce à ses chutes : Semuc Champey.

On y trouve un petit hôtel rustique aux pommeaux de douches qui ressemblent à une meuleuse.

Cet hôtel estuniquement occupé par des touristes provenant d’un peu partout. Et surtout, on rencontre une famille complètement tarée : un couple de français voyageant avec leur fille de 10 ans en vélo. Leur projet : 5 mois pour traverser l’Amérique centrale depuis le Mexique, jusqu’à Panama City… Ils ont décidé de se reposer un peu ici en bossant un mois à l’hôtel. Angélique aide à la cuisine, et Cyril fait du taf de bonhomme : terrassement et autres travaux qui te filent à chaque phalange des cloques aussi grosse que les chevilles d’un insuffisant cardiaque stade 5. On sympathise, on boit quelques bières, pour finalement se promettre de se revoir en France ou en Suisse :). Nous suivrons par la suite leur périple via un groupe whatsapp… des malades je vous dis !

Photos issues du groupe de la famille Boussac (j’espère qu’ils vont pas m’attaquer en droit d’auteur…! 😛 )

SEMUC CHAMPEY

A 5kms du village se trouve Semuc Champey, un fleuve qui se décline en chute d’eau bleu azul. C’est l’attraction touristique principale. L’accès se fait en pickup ou à pied. On décide d’y aller à pied (ça monte et ça descend), et de revenir en pickup (ça remonte et ça redescend…. forcément, c’est la même route 😉 )

Ce jour là, j’avais pris mon appareil photo, mais comme une buse, j’avais oublié d’y remettre une carte mémoire… du coup toutes les photos sont prises avec mon smartphone (et donc qualitativement un peu ripou…)

La chtite rando qui mène jusqu’à la rivière est l’occasion de cueillir quelques fruits : cacao, mandarine, café. Tout pousse aussi facilement et librement que le paquet d’orties dans ton jardin. On se prive pas, on cueille, on goute, on se gave !

 

 

Arrivée à la chute, baignade obligatoire !

Puis objectif mirador : denivellé de 300m pour atteindre les hauteurs et admirer le rio depuis une autre perspective. Ça monte, fais chaud, fais soif…. A mi-chemin, une maman habituée aux touristes assoiffés vend de l’eau de coco fraichement ouverte

 

On se mange une cuisse de poulet avant de repartir avec le dernier pickup

 

Nous restons au total 5 jours dans ce coin, en profitant d’aller visiter la grotte aux chauve-souris. D’ailleurs on ne verra pas que des chauves-souris, mais aussi des araignées-scorpions aveugles, pires que tes pires cauchemars..! J’anticipe votre question : « Elle est vivante ??? ». Réponse : « oui »…

Encore des français !

A la sortie de la grotte, on tombe sur une autre famille de français, avec leurs 2 petits bonhommes, qui voyagent également pour 1 an. Claudia et Nino partagent avec eux un taxi-moto pour rentrer jusqu’au village. L’histoire nous racontera que ça ne sera pas la dernière fois qu’on croisera ces baroudeurs….

 

Pour continuer sur le thême « bébetophobie », on découvre à l’hôtel une petit tarentule qui squatte un trou du mur… admirez sa détermination à buter la feuille verte qu’on lui tend.

Nous quittons ce sympathique petit village en bus, pour 6-7h de bus, direction la fameux lac Attitlan

SAN PEDRO – LAC ATTITLAN

Le lac Attitlan est réputée en raison de ses 3 volcans le surplombant. Il parait que c’est un lieu un peu mystique où se regroupent une tapée de hippies en manque de méditation ou de yoga. Le lac est plutôt étendu, aussi une bonne vingtaine de villages occupent ses rivages. L’accès d’un village à l’autre se fait par la route, ou par barques à moteur. Nous avions prévu de passer quelques nuits à San Pedro, sauf qu’avant cela nous passons une nuit improvisée à Panajachel. En effet, la dernière barque pour San Pedro était déjà partie… Mais pô grave, et même bien au contraire, cela nous a permis de découvrir ce village le plus prisée du lac, de part son point de vue panoramique de folie sur les 3 volcans.

On petit matin, on se dirige vers l’embarcadère pour rejoindre comme prévu le village de San Pedro en barque

Traversée qui nous repète 2-3 vertèbres… le bateau allait à une allure de dingue, tapant les petites vagues comme si c’était des dos d’âne de 50 cm de haut, et ce pendant facile 35mn. Ayant toujours l’usage de nos jambes (pas de lésion de moelle épinière 😛 ), nous prenons à notre arrivé à l’embarcadère de San Pedro, un taxi-moto pour aller jusqu’à notre airbnb.

On y reste 4-5 jours. On a rien foutu à part chiller, se perdre dans les petites ruelles du village. Vraiment hyper sympa et bonne vibe comme disent les hippies du coin !

Et juste à la sortie de ce restaurant, devinez qui ont croise ? Les français de la grotte à chauve-souris de Lanquin ! Ils viennent de débarquer ici à San Pedro, et ils cherchent leur airbnb… Ils ont l’air un peu paumé, donc on leur offre notre aide (bah ouais, on maitrise ! ça fait 2 jours qu’on est là et on connait le village comme notre poche 😉 ). Et bim, surprise, ils sont dans le même airbnb que le nôtre 😀 Effectivement il y a un 2e logement dans la grande maison.

Allez, encore quelques images de ce village, qui est en réalité découpé en 2 zones : celle proche du lac, où se trouve la plupart des hôtels touristiques et restaurants (certains définitivement inondés… les eaux du lacs ont tendance à monter au fur et à mesure des années…), puis la zone populaire où vivent la plupart des gens du village, avec son marché et autres commerces.

 

Hommage à un collègue qui se reconnaitra (ou se fera reconnaitre 🙂 )
Jehova et autres dérivatifs religieux sont légion partout au Guatemala… Ici au village pleins de graffitis de ce type…

 

 

 


CIUDAD VIEJA, ANTIGUA ET ACATENANGO

CIUDAD VIEJA

Dernière étape avant de quitter le Guatemala : Antigua, 1500 m d’altitude. Réputée ville coloniale de charme, se situant au coeur de 3 volcans : Le Fuego, l’Acatenango et l’Agua. Le volcan Fuego est encore actif, et même hyper actif…! Il a d’ailleurs détruit un village et tué des centaines de personnes il y a quelques mois…..!!! Même pas peur ! Arf, bon si quand même, faut avouer que ça fait bizarre de voir un volcan cracher des fumeroles énormes toute la journée… ça va péter ou pas ????

Vue de notre hôtel : Le Fuego qui transpire des cendres quasi en permanence…

Entre 2 regards teintés de méfiance envers Fuego le destructeur, on profite de découvrir le petit village dans lequel nous sommes postés, à 4-5 kms de Antigua : « Ciudad Vieja », tout au pied du volcan Agua. C’est d’ailleurs ce volcan qui a détruit ce village en 1541.

Village sympa et tranquille… On est tombé sur le moment « fête-foraine », avec plein de frites et platanos fritos, et surtout avec des manèges hallucinants !! C’est pas Europa Park, bien au contraire, mais c’est surtout que les manèges fonctionnent à la main !!! Jamais vu ça ! Les caroussels sont tournés à la main, ainsi que les petits trains-chenilles qui sont poussés par un mec…. Il y avait quand même un manège mécanisé : une petite grande roue qui fonctionne à l’aide d’un moteur de tracteur relié à un sytème de poulie-corde…. on y est allé avec Nino, et on s’est fait dessus… t’avais l’impression que les sièges allait se dévisser à chaque tour… sentiment de sécurité : – 1000 Et jamais je n’ai connu un tour de manège aussi long… pas seulement que le temps paraissait long parce que tu avais l’impression de mourir (genre le siege rouillé qui se décroche ou toi qui bascule au dessus de la barre de (in)sécurité, mais aussi parce que cela durait REELLEMENT longtemps !!! genre 10 mn !!!

ANTIGUA

Pour aller jusque Antigua depuis Ciudad Vieja, il faut prendre un chicken bus… Pourquoi « chicken-bus » ? Et bien parce qu’on s’y sent pressé comme des poulets en cage… 🙂 Magnifique bus ceci dit 😉

La capacité d’accueil des bus est systématiquement aditionné de 30% de passagers en plus de ce qu’il pourrait théoriquement accueillir. Les sièges sont fait pour accueillir 2 personnes, mais il est de pratique courante de s’asseoir à 3 par sièges. Du coup, l’allée centrale disparait 😀

La ville d’Antigua est hyper agréable. Ruelles pavées, colorée, paisible.

Au centre se trouve un immense marché permanent : fruits, légumes, petits restau, sac à dos, machettes, décos religieuses, piles, lunettes de soleil, iguanes séchés, etc etc,  on y trouve de tout !

 

UN PARADIS SUISSE

Pas loin de la place principale d’Antigua, on trouve un royaume de bonheur : « Chez Christophe ». Un vaudois (un suisse-romand pour les non-hélvetiques qui nous lisent), qui propose une carte de rêve : Fondue au fromage, spätzlis, rösti, raclette, macaroni des alpes. On s’est fait plaisir, t’imagines même pas !! Fromage provenant des montagnes guatelmateques, d’une qualité égale au fromage suisse !! Si si !! Et comble des choses : Christophe, le cuisinier hyper sympathique, à travaillé dans l’hôtel dans lequel j’ai séjourné plusieurs fois lors de ma formation à Lausanne !! Il est pas petit le monde ??!

Enorme !!

 

RANDO ACATENANGO

Pour terminer en beauté notre séjour au Guatemala, on décide de se payer un brin de souffrance : l’ascencion du volcan Acatenango : 1 journée de grimpette jusque 3600m d’altitude, une nuit froide et humide en tente commune, 1 journée de descente. Claudia a déclaré forfait : bouuuuh ! On part donc entre gars, avec un groupe d’au total 9 personnes, pour transpirer, affronter l’air rare en oxygène, se cailler, mais en prendre plein les yeux malgré les nuages qui ont tenté notre ascension… La nuit tombée, on a pu admirer les crachats rouges feu du volcan Fuego qui se trouve juste en face (mais genre vraiment pas loin !), j’ai pas pu capturer ces moments, mon appareil photo se trouvait ailleurs quand ça pétait !

 

Nous quittons Antigua, pour aller directement à l’aéroport de Guatemala-City, ville que nous ne visiterons pas (cette ville a une réputation de ville dangereuse… ). Nous allons rejoindre le Costa Rica en avion. Notre plan initial était de traverser Hondura et le Nicaragua, mais en raison de situation sociale, politique et sécuritaire un peu tendue, on a préféré ne pas se jeter dans la gueule du loup, et de survoler ces 2 pays pour arriver directement au Costa Rica. Oui, encore quelques arbres à planter à notre retour pour amortir notre dette carbone !

Au final, on a vraiment bien aimé le Guatemala… nous n’avons pu y passer que 3 semaines (car nous devons arriver en Colombie à une date bien précise), et nous sommes loin d’avoir pu vivre comme il aurait fallu ce pays qui demanderait plusieurs mois de séjour ! Plusieurs zones du pays sont déconseillées (car une certaine insécurité y règne toujours), et nous nous sommes contentés des régions les plus safe et touristiques. Pourtant cela nous a permit de sentir l’authenticité de ce peuple, accueillant, proche de valeurs traditionnelles. Le Guatemala c’est aussi un pays où les gens semblent vivre un quotidien encore incertain. Beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés, et aident leurs parents à travailler et gagner quelques quetzales. Nous avons vu pas mal d’enfants sur les routes, boucher les trous avec des pierres, puis demander aux véhicules quelques pièces pour leur travail. Pourtant (et c’est sans doute une conséquence de cette école permanente de la vie) les gens ici sont hyper souples, semblent pouvoir se sortir de n’importe quelle situation, ont un sens de l’improvisation et de la débrouillardise incroyable. Certains expatriés vivant ici depuis plusieurs mois ou années nous racontent que le pays fonctionne à plusieurs vitesses et possède des strates sociales et économiques bien marquées : il y a les patrons et ceux qui travaillent pour les patrons, il y a de la violence qui ne se voit pas, les communautés indigènes ont tendance à être ostracisés… Encore une fois nous nous considérons chanceux d’avoir pu vivre et avoir un oeil plutôt positif de ce peuple et de ce pays incroyablement riche culturellement, aux paysages incroyables, aux gensf ouverts et prêt à partager dès que le contact est établi.

 

Hasta luego les amigos ! On va tenter de vous pondre l’article Costa Rica au plus vite 😉

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 commentaires