YELLOWSTONE (road trip usa – 1ere partie)

La première question en commençant la rédaction a été : Est-ce que je fais un article par lieu visité lors de ces 3 semaines de Road Trip, ou dois-je faire un seul ? Je me suis rendu compte qu’un seul article pour tout le road trip serait beaucoup trop lourd. Du coup, vous aurez le privilège d’en gouter plusieurs pour le prix d’un ;).

Donc c’est parti pour cette première partie ! (on a pris un retard pas possible dans les articles, ca va arriver au fur et à mesure 😉 )

TOP DEPART DEPUIS SALT LAKE CITY

Mardi 7 aout, arrivée à Salt Lake City en avion depuis New York. Après une dernière nuit newyorkaise hyper courte (l’avion décollait vachement trop tôt), on récupère à l’aéroport de Salt Lake la bagnole de loc que l’on va garder pour 3 semaines : une Nissan Altima. Nos sacs rentrent tout juste dans le coffre. On trace direct vers notre Airbnb (une famille de Mormons) pour se poser et faire des pancakes.

Salt Lake City est une grosse ville construite en périphérie du plus grand lac salé d’Amerique du nord. Comme son nom l’indique : la lac est … salé ! Sur ce lac, une île : L’Antelope Island. Un pont permet d’y accéder, et de profiter des joies de ce lac surnaturel : presque aussi salé que la Mer Morte (12% de sel… on flotte tout seul !). Après la baignade : petite douche obligatoire au bord de cette plage salée, où Nino en profitera pour paumer son portefeuille avec 170 dollars inside…

 

MISSION EQUIPEMENT

Le lendemain : Mission Equipement. En effet, ce Road Trip Ouest USA sera teinté par une constante dominante : Parc Nationaux et Camping. Et à part nos sacs de couchage que l’on a pris dans nos bagages, nous n’avons aucune autre forme de matos de camping.

Donc : direction le Walmart (Chaine de supermarché megacenter US) pour trouver une tente pratique et bon marché.

On choisit une tente en forme de tipi. Quitte à fouler un sol nativement indien, autant ressembler un peu à eux !

On achète aussi des matelas gonflables, une pompe électrique, une casserole, une poêle en fonte qui supportera les feux de camps, un fouet et quelques autres ustensiles de cuisine, et en route direction nord, le coffre et les sièges arrières blindés de matos et un peu de bouffe, : direction le Mythique Yellowstone, à 320 miles plus au nord (1 mile = 1,6km).

LE MYTHIQUE YELLOWSTONE

Je ne vais pas vous la jouer Wikipedia à chaque parc national (Google est ton ami (ou pas…GAFA ta private life…)  ), mais voici quand même un résumé de ce qu’est le Yellowstone : un parc grand comme la Corse, où se trouve une caldeira de 75km sur 45km.

Comme tu es un jeune Padawan et que tu ne sais pas forcement ce qu’est une Caldeira : il s’agit d’une poche de lave immense, qui se trouve là, sous le sol. Geysers, fumeroles, boues brûlantes sont les conséquences visibles de cette immense marmite sous-terraine. Il parait que si la Caldeira explose, tout le parc se transformerait en un immense volcan actif, les cendres seraient si importantes qu’elles recouvrirait toute la planète, plongeant le Monde entier dans un hiver de plusieurs années… et la prochaine est prévu bientôt… en tout cas d’après les calculs des scientifiques…

En tout cas, j’en rêve depuis un moment de ce parc, et du coup, on a prévu de prendre notre temps. On compte rester une semaine ici, en se déplaçant de campings en campings. On plante et déplante donc notre tente 4 fois : Madison Campground, Canyon Campground, Tower Falls  et Grant Village près du Lac Yellowstone.

Sauf que la 1ère nuit a été un poil cata… La fameuse tente Tipi du Walmart, en fait : c’est un jouet !! La misère !! Impossible de la monter correctement, elle ressemble à un chapeau de Merlin qu’on aurait passé trop chaud à la machine à laver. Du coup nos matelas touchent les bords de tente, et à 2100 m d’altitude, ca caille (entre 0 et 5°C) et ça condense grave ! Humides et frigorifiés, on hésite à cramer la tente, histoire de se réchauffer…

Sages que nous sommes, nous décidons plutôt de nous rendre le lendemain au petit village de West Yellowstone pour trouver une tente un peu plus décente. 110 dollars plus tard, nous voilà équipés d’une tente d’une marque inconnue, mais qui a le mérite de ressembler un peu plus à …. une tente… !

Mais une tente reste une tente, et pendant 1 semaine on se meule sévère…La journée il fait un bon 26 degrés, mais la nuit c’est plutôt entre 5°C et -1°C !! (Bon ok, faut dire qu’on est sur des plaines qui se trouve entre 2000 et 2400 mètres d’altitude… !) Nos sacs de couchages sont un peu… bof bof… alors, on dort avec 3 ou 5 couches de vêtements. Perso, je me réveille tous les jours vachement tôt (genre 4h du mat tellement je me les pèle !!), et j’en profite pour aller découvrir en solo quelques parties du parc en voiture. Ces sorties de l’avant-aube présentent 2 avantages : d’une part je me réchauffe (chauffage de la bagnole au taquet), et d’une autre part : je suis seul sur les sites clés du Yellowstone. A moi les spectacles de malade, la terre qui fume de partout, des geysers qui pschittent de 30 cm à 50 mètres de haut (ouais j’ai bien dit « Metres » !), des « bloubloubs » témoignant de l’eau qui bout. Moments privilégiés en fait… parce que oui, on est en plein mois d’aout, c’est les vacances pour tout le monde (y compris pour les chinois). En journée c’est blindé de monde (et de bus chinois), les différents sites du parc ressemblent presque plus à un parc d’attraction géant où l’on doit presque faire la queue et demander à un chinois de se déplacer plus à droite pour que l’on puisse faire une photo.

Par contre, le matin, au lever du soleil, à 5h du mat, c’est là que c’est magique !! Lectrice, lecteur, si tu vas un jour au Yellowstone en été, rappelle-toi que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt (parce que la journée, le monde appartient aux chinois). (Note : Vive la Chine et les chinois, sans eux j’aurais pas ce MacBook pro ni l’adaptateur USB qui me permet de partager les photos ) (non je ne suis pas Chinoitophobe…).

 

 

LA FAUNE

Le Yellowstone n’est pas qu’une terre brulante et fumante, c’est aussi une succession d’immenses forêts, de lacs, de cours d’eau chauds ou glacés, de fleuves.

Bref, un paradis pour toute une faune, et pas n’importe laquelle… Bisons, élans, cerfs, ours… Et évidemment ils sont « Wild » = Sauvages ! Pas de barrière ni encore moins de fil barbelé, mais seulement des panneaux un peu partout « Be careful », « Animals are wild and dangerous, don’t approch them », etc.

Ici, peu de poubelle, ou alors d’un style particulier : des gros containers à tiroir basculants. Chaque emplacement de camping possède une « Bear-Box » : une sorte d’armoire en fer inviolable pour stocker la bouffe des campeurs et autres accessoires de cuisine. Les boutiques du parc vendent des « bombes à ours » : sorte de spray géant au poivre (40 balles le machin !) qui servent à asperger le monstre si jamais il vous attaque pendant votre rando. Et pour bien devenir parano, les Rangers (sorte de mélange entre un gardien de parc et un shériff) mettent des affiches, pancartes et panneaux partout, expliquant que c’est dangereux, que y a déjà eu une chiée de blessés et plusieurs morts liés à des animaux sauvages.

 

Autant vous dire que le soir quand la nuit tombe au camping, c’est un peu la flipette de croiser de la bête ! (et imagine le pipi solo de 2h du mat…) Mais ça ne nous empêche pas de nous concocter à la tombée du jour du bon chti plat, avec le réchaud à propane qu’on a acheté pour 3 dollars dans une sorte de mini brocante de quartier au village à l’entrée ouest du Yellowstone. Un soir, un coyote un peu blessé et sans doute beaucoup affamé est venu traverser notre emplacement de camping espérant trouver un reste de patate.

Notre nouvelle tente !!
Repas Gastro avec le réchaud d’occaz à 3 dollars

 

RENCONTRES FAUNESQUES

Mais je sens que la question vous brûle les lèvres !! « Un coyote c’est beau, mais Vous Zavé vu un ours ?!! » Et bin sans autre forme de suspense, je vais vous répondre : OUI ! Et pi même que me suis presque fait d’ssus !! Allez, je vous raconte…

On était au bord d’une rivière (près de Tower Fall). Cette rivière se trouve à 20mn de marche de la route. Lieu sauvage, pleins de pierres, avec des petits serpents.

Luca tentait de taquiner un gardon (il péchait quoi !), on était tous concentré sur ce que l’on pensait être une méga prise !

La canne à pêche était presque prête à casser tellement ça tirait au bout de la ligne, quand 3 touristes américains qui étaient venus aussi se poser près de la rivière, nous hurlent « Bear, Bear, Bear !! ». Pour les alcooliques qui nous lisent : non ils ne nous proposaient pas une bière, mais il nous avertissait qu’un ours était derrière nous, à 6 mètres !! A noter que nous avions acheté dans l’après-midi une « clochette à ours ». Ils disent que ça éloigne les ours, mais en fait au moment où te croises vraiment un ours, tu te dis « Ils m’ont vraiment pris pour un touriste, et ils ont eu raison !! ». De toute façon, à ce moment-là, tu oublies tout, tellement tu paniques… Tu sais même pu que t’as une cloche, t’as qu’une envie : courir, fuir, alors que partout tu lis qu’il ne faut surtout pas courir devant un ours. Des idées ridicules te traversent l’esprit (comme traverser la rivière qui pourtant présente un débit qui s’approche de la puissance du Niagara), tu ramasses un bâton sec pensant que c’est une épée. Mais au final on a tous la même réaction : on reste médusé, muet, les jambes toutes molles, et …on dégaine le smartphone pour filmer et l’appareil photo pour tenter de capturer une image. Sauf que dans la panique, j’ai juste réussi à filmer mes pieds et photographier un caillou.

A final, l’ours s’est barré tout seul au bout de 2mn (ou 20 secondes ?). Il s’agissait d’un petit ours noir. Et pour ceux qui suivent bien : nous n’avons au final rien péché. Ce n’était probablement pas un poisson, mais juste le puissant courant de la rivière qui emportait presque la ligne.

Le lendemain, réveil de toute la famille à 5h du mat (exceptionnel !!), pour aller tenter d’observer les bisons à la Lamar Valley.

Bingo : y’en avait des tonnes ! Un squat pas possible de plusieurs troupeaux de centaines de bisons répartis sur plusieurs kilomètres. On sent bien qu’on est chez eux… ils n’hésitent pas à traverser ou squatter la route, et tu sens que t’as pas intérêt à t’approcher…

 

 

Pour clôturer cette semaine au Yellowstone, on passe 3 nuits proche du lac Yellowstone. Pas de visite particulière, juste passer du temps dans ce camping pépère, à pécher, admirer ce plus grand lac d’altitude d’Amerique du Nord, et chercher le couteau que Nino à paumé… (un couteau de compet….)

 

Objectif suivant : direction vers le sud, pour découvrir Le Bryce Canyon et le Grand Canyon. Mais avant cela, on s’autorise un petit airbnb dans le petit village de Provo, histoire de dormir dans un bon lit, au chaud !!!

 

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