SEQUOIA PARC (road-trip USA – 4e partie)

DU MILES, DU MILES

Départ de Las Vegas le 24 aout 2018, direction le Sequoia parc.

Comme il y a 700 miles à parcourir, nous décidons de faire la route en 2 jours. On se trouve un airbnb à Bakersfield : Grosse ville typique américaine (hyper-étendue, rues quadrillées, centres commerciaux tous les tous les 5kms). Nous trouvons cette grande baraque dans un quartier sympatique, avec 2 chambres pour nous. Le reste de la maison est occupée par une sympathique famille-hôte : des péruviens installés ici depuis plusieurs années, avec 3 enfants fans de jeu vidéos et de Fortnite. Special dédicace à Emilio (le petit de 2 ans et demi qui voulait me forcer à bouffer une Banana qu’il avait maché juste avant… BANANA !!)

 

 

Le lendemain, départ pour le Sequoia Parc pour 3 nuits de campings.

Tout comme le Yellowstone, ce parc faisait partie de mes grosses envies. Mon nom de famille signifie « L’homme des bois » (=> traduction du flamand), c’est tout naturellement que ça me démangeait de palper de l’écorce de Sequoias millénaires et autres Red-Wood.

 

I LOVE ECORCE !

Le Sequoia parc se trouve au sud du parc Yosemite (pas « Yellowstone », mais bien « Yosemite »… Claudia confond toujours les 2 à cause du « Y »… faut dire que y a pas beaucoup de mot suisse-allemand qui commence par un « Y » 😀 ), à l’Ouest de la Death Valley.

Après avoir traversé de longues routes désertiques, nous nous retrouvons enfin aux portes de la Californie. « Quelques miles avant de grimper sur les hauteurs du Sequoia Parc, on trouve des cultures d’arbres fruitiers. En Alsace on a la route des vins, ici on trouve le « Fruit-Trail » (La route des fruits) : une succession de plusieurs échoppes vendant des produits locaux, dont de formidables prunes comme j’en avais encore jamais gouté… ! Ca fait grave du bien de manger quelque chose qui semble sain et plein d’antioxydants…… voilà 3 semaines qu’on se tape de la Junky-Food, à coup de burgerS, de popcorn, donuts, de chips, de saucisses pires que Tricatel (Cf « L’aile ou la cuisse » avec de Funes pour les plus jeunes d’entre nous), on a la peau qui sèche et les cheveux qui cassent tellement on est carencé. Et là BIM : des fruits frais !! Bon, pas sûr que ça soit du Bio, mais ça peut pas être pire que la nourriture pétrole-plastique qu’on becte depuis presque 1 mois…

Miam 🙁

On mange tellement mal que nos pets commencent à sentir les pieds… (merci pour la poésie, bon appétit !)

Bref…Après avoir grimpé 2000 mètres, notre fidèle charrette nous emmène au camping, situé entre le Kings Canyon et le Sequoia National Forest. L’environnement tranche avec les paysages secs des derniers jours. Ici c’est vert, des rivières, des lacs, des montagnes (avec des sommets jusqu’à 4000m).

 

LES GEANTS

Première nuit sous la tente qui nous rappelle les joies des nuits du Yellowstone : Ca pèèèèle !! On retrouve du 4°C la nuit. On est a 2000m d’altitude.

Au réveil, je bouscule tout le monde : « Magnez-vous ! », impatient d’aller faire un bek au General Shermann.

Le General Shermann, c’est qui ? C’est lui : !

Il est le plus dense des arbres vivants sur terre. Pas le plus grand ni le plus lourd, mais le plus dense.

Mais attend…tout autour, on trouve plein de potes à lui… des balaises tout aussi imposants.

D’un coup tu te demandes si la voisin de camping ne t’as pas filé un mauvais champi ou si la flotte que t’as acheté à la boutique du parc n’était pas plutôt une potion magique démoniaque : t’as la sensation d’être un minipouce…

Peut-être que tu te disais en voyant la photo du General Shermann « ouais, bon, c’est un arbre quoi ! » … Et bien look un peu une fois que l’échelle humaine s’applique :

Oui j’avoue, le croisage de jambes n’apporte rien…

 

On reste flâner parmi ces créatures de folie jusqu’à la tombée du jour, commençant à avoir les boules de croiser du puma (si si y’en a !). Mais les nombreuses biches sauvages que l’on voit un peu partout nous rassurent… si elles sont là, c’est que y’a pas de prédateurs… en tout cas pas dans l’immédiat !

 

Game of thrones !
Pomme de pin de compet`
En bas à gauche, y a Nino… il est pas grand, mais ça donne quand même une idée de la taille des troncs !

 

Retour au camping, on se fait des croque-monsieur sur le feu qui nous réchauffent, on dort et on caille encore un peu.

Lecture sur e-book
Croque-Maison

 

Le re-lendemain, direction un lac, situé dans un village full-catho à 30mn du camping. On se loue une barque pour 1h. Sauf que le tour à presque duré 2h : en ramant j’ai pété le chevron reliant la rame à la barque, résultat : on a du ramer à l’indienne, sauf qu’on est pas des indiens, et que le courant du lac allait contre nous…

Pour finir, première pêche fructueuse :  Luca chope une petite sandre que l’on s’est préparé à la meunière au camping.

 

CAMPING IZ FINISH

Voili, nos 3 jours peperes au Sequoia se terminent, et marquent la fin de notre période-camping. On décide de garder le matos avec nous, on se dit que ça va encore pouvoir servir ! Faut avouer que c’est un poil éprouvant de dormir sous tente aussi longtemps, mais on ne va pas faire les gosses de riche : c’était ultra-fun d’avoir eu la chance de dormir toutes ces nuits dans ces lieux incroyables, en plein air pur et parfois sulfureux, sans autre stress que celui que de rencontrer un animal sauvage.

Prochaine étape : San Francisco. On est censé rendre la bagnole le 30 août, mais au final ça ne va pas vraiment se passer ainsi…vous saurez bientôt pourquoi…

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